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Chantiers didactiques énergie « Chasseurs de soleil »




ABSTRACT:

Basing on a ten-year experience, a non-governamental organisation and a comunication company join their know-how so as to implement a unique "learning by doing" action which allies renewable energy production with that of rational use of energy : during a five day hollyday 14 – 18 year old teen-agers construct a professional solar heating system for a public building and experiment the ins and outs of energy, allowing them to induce responsible energetic behaviour in their every day situations.
Conference Topic : 3.6 Education


1. OBJECTIFS

En se basant sur plus de 10 ans de know-how en auto-construction solaire et en didactique de l’énergie, une organisation non-gouvernentale et une agence de communication proposent une action pédagogique grandeur nature, qui allie dans un même concept l’utilisation rationelle de l’énergie et le recours au énergies renouvelables. Pendant une semaine des jeunes de 14-18 ans construisent une installation solaire thermique professionnelle sur un bâtiment public, tout en s’initiant à la gestion efficace et durable de leurs consommations énergétiques quotidiennes. Outre la dissémination escomptée à long terme d’un savoir-penser et d’un savoir-agir opérationels, ils arrivent dans le meilleur des cas à doubler la mise de la production solaire, par la proposition de mesures concrètes d’économie d’énergie sur le bâtiment investi.

2. BACKGROUND

Au niveau technique, cette action repose sur un concept d’auto-construction d’installations solaires thermiques, proposé depuis une quinzaine d’année aux propriétaires de maisons individuelles et aux coopératives d’habitaions. Le système, testé et agréé par la centrale d’homologation solaire suisse, a engendré à ce jour un accroissement de 10% du parc solaire national. Il est diffusé par une association à but non lucratif de professionnels du solaire qui, soutenue par l’Office fédéral de l’énergie, en assure la mise en place logistique, la supervision technique et le contrôle de qualité – la force de travail étant fournie par les propriétaires eux-mêmes. Grâce à un investissement en temps (env. 50 h + 10 h/m2), qui asssure non seulement la bienfaction mais encore la compréhension du fonctionnement de l’installation et donc son suivi régulier, l’investissement en capital (env. 1200 $ + 320 $/m2, y compris accumulateur, droits de licence et interventions ponctulles de corps de métiers) s’en trouve réduit de plus de moitié par rapport aux installations clé-en-main actuellement sur le marché.
De même, les outils de didactique utilisés pendant ces camps ont été développé dès les années 80 par des professionels de la communication issus des sciences sociales et techniques, spécialisés dans la problématique de l’énergie (activités pédagogiques dans des écoles, camps de vacance thématiques, centre d’information pour la population, rédaction d’un journal tout public), sous mandat des Offices cantonaux de l’énergie (principalement celui de Genève). Articulés sur une alternance constructive entre jeu, expérimentation et réflexion, ils enchainent de façon ludique et cohérente l’introduction de notions tel que les chaînes de transformation (de l’énergie utile à l’énergie primaire), la différentaition entre énergies non-renouvelables et renouvelables ainsi que leurs impact sur l’environnement (notion de développement durable) et l’efficacité énergétique (détermination du besoin et adéquation de la consommation).

3. ORGANISATION / DEROULEMENT

Tout comme pour l’auto-construction traditionelle, le travail effectué par les jeunes comprend la construction des absorbeurs (cintrage de tubes et brasage tendre sur plaques de cuivre munies d’une couche sélective), la construction du cadre d’intégartion en toiture, la pose des absorbeurs et des verres solaires, la mise en place et le brasage du cicuit de captage (y compris le groupe hydraulique et le vase d’epansion) et son raccordement sur l’accumulateur, ainsi que la mise en service de l’installation. Seuls les travaux de ferblanterie et de raccordement au réseau d’eau ainsi qu’à la chaudière sont confiés à des artisans locaux, que l’on tente par la même occasion d’initier au solaire. Propulsés dans la réalité d’un chantier grandeur nature et pourvus d’un objectif et d’un calendrier ambitieux, un esprit de corps prend rapidement forme entre les participants et l’équipe, si bien que l’apprentissage de la technique et du maniement d’outils se trouve imprègné d’une dynamique peu commune à la formation livresque.
Grâce à une structuration par demi-groupes, le travail de chantier s’effectue en alternance de demi-journées avec celui de la didactique. Dès le premier jour, le jeu de la « guerre du feu » (pendant lequel les participants, replongés aux temps de la préhistoire, se débrouillent pour allumer puis entretenir des feux de bois et accomplir une série de prestations énergétiques) permet de saisir le nécessaire recours à une énergie primaire pour la satisfaction de nos besoins les plus élémentaires, ainsi que de visualiser la raréfaction des ressources et les impacts environnementaux que peuvent poser nos chaînes énergétiques. Le jeu des « détectives de l’énergie » (découverte des réseaux énergétiques du bâtiment – du radiateur à la chaufferie puis à la raffinerie et au puit de pétrole ; de l’ampoule au compteur électrique, puis à la ligne haute-tension et au barrage ou à la centrale nucléaire) permet de relier nos habitudes presse-bouton aux productions énergétiques de base, alors que l’« observatoire de l’électricité » (mesure des consommations de plusieurs types d’éclairage et d’appareils en standby) et la « maison aux dix erreurs » (chauffage fenêtres ouvertes, lampes allumées dans salle vide, etc.) met en évidence quelques gisements d’économie énergétique.
A l’interface entre ces deux démarches, des simulations par ordinateur de la consommation de chaleur du bâtiment en fonction du traitement de l’enveloppe (vitrages, isolation) ainsi qu’un mini-audit du fonctionnement des installations techniques permettent de proposer au maître d’œuvre des mesures techniques ou comportementales d’économie énergétiques supplémentaires. De même, la visite dans la région d’un ouvrage de production ou transformation énergétique en exploitation donne la possibilité d’élargir l’expérience de la construction solaire à une réalité énergétique plus vaste.

4. COUTS

Grâce à l’engagement bénévole des jeunes, le coût total de l’opération (encadrement technique et didatique, matériel de construction facturé au prix coûtant, intervention ponctuelle des corps de métier ainsi que supervision begin-end et rendu de l’installation) s’élève finalement à quelques 30’000 $ pour une installation de 30 m2, ce qui correspond à un prix concurentiel pour une installation solaire thermique de qualité professionelle, avec à la clé une expérience inoubliable et un apprentissage hors du commun pour des citoyens de demain.


 


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