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Une option utile et méconnue, le radiateur de surchauffe.

Un des caractères sensibles du solaire thermique est la surproduction estivale qui a pour conséquence des surchauffes du champ solaire en cas de faibles tirages ou d’absences (vacances etc). En surchauffe, le champ solaire monte à 200°C. A ces températures l’antigel lentement se dégrade, ainsi que les inhibiteurs de corrosion qu’il contient. Il peut en résulter des dégâts après quelques années.



Pourquoi de l’autonomie d’été ? Parce que si la chaudière est arrêtée durant les 5 mois de belle-saison, on économise entre 10 et 100 kWh par m2 de capteurs sur le stand-by chaudière, les départs nocturnes, et les habitudes de consommation. Une chaudière classique va en effet partir n’importe quand pour peu que la température de consigne ne soit plus atteinte. Si la chaudière est éteinte l’habitant, à priori plus intelligent qu’un thermostat, va d’abord consulter son expérience et la météo et souvent se contenter d’une température de l’eau chaude sanitaire un peu inférieure le temps que le soleil revenu remonte la température du chauffe-eau(1) . On regagne alors toute la baisse de production par m2 de capteur due à l’augmentation de surface, si ce n’est plus (2) .

Mettre un appoint électrique ne fait que déplacer le problème vers une énergie d’appoint plus chère sans pour autant le résoudre. On a un surcoût matériel d’installation et de consommation électrique pour obtenir la même autonomie de chauffage, ce qui est peu rationnel en termes ni économiques ni d’efficacité énergétique. Il est rare que le client voie ce surcoût pour ce qu’il est, car il est en général proposé "en option" ou "hors devis". Enfin, il se peut que l’appoint électrique pèse de façon décisive dans un bilan Minergie.



Il existe pourtant des solutions plus élégantes que la multiplication des appoints pour obtenir de l’autonomie d’été tout en améliorant le problème de la surchauffe. Ces solutions, Sebasol VD et les centres régionaux Solar Support les ont remises au goût du jour dans le cadre de leur activité de R&D pratique.

  • Au sol ou sur un toit plat sur lequel il est possible de se rendre, la solution est simple : installer un dispositif de couverture total ou partielle du champ pour éviter la surchauffe estivale en cas de faible tirage ou d’absence prolongée. Détail important : à son retour il faut procéder à un renouvellement complet de l’eau du chauffe-eau, ceci pour évacuer d’éventuelles légionelles.
  • Pour les toits inclinés et/ou difficiles d’accès, le radiateur de surchauffe dans les combles, caves ou buanderie a la même fonction. Dès qu’une certaine température est atteinte en retour de champ, le débit solaire est dérivé vers le radiateur de surchauffe et la charge solaire « plafonne » jusqu’au soir. Ce système a, sur les systèmes à recirculation nocturne, l’avantage de ne pas décharger le chauffe-eau solaire et donc de tirer un profit maximum de sa capacité plus grande. Celui-ci est donc toujours chargé et prêt à couvrir au mieux les besoins du lendemain.


Radiateur de surchauffe, installation Parvex, Vésenaz GE, monté par Rodolpho Robatti, installateur agrée SPF172/Solar Support.
A droite est visible la vanne 3-voies de dérivation et son thermostat de commande


1) La version pour le chauffage d’une telle stratégie existe sous forme de régulation électroniques appelées "régulation prévisionnelle de chauffage". Leur apport permet d’économiser entre 10 et 20% de la consommation de fioul d’un bâtiment. Le coût bas du fioul, les mauvaises habitudes et le manque d’adaptativité de la branche du chauffage bloque pour l’instant leur mise en œuvre pour les petits objets. Il en a été installées quelques-unes dans les grands bâtiments par certaines régies sensibles à l’environnement, où elles donnent satisfaction. Mais à nouveau, la régie doit être sensible à l’environnement, vu que de toutes façon c’est le locataire qui paie les charges ! L’Etat devrait imposer ces appareils dans les grands locatifs.
2) Rapport OFEN "Energie Solaire : économies possibles grâce aux arrêts du primaire", novembre 98, bureau d’étude Keller-Burnier, Lavigny, et Services industriels de la Ville de Lausanne. Pour contact Pierre-Pascal Favre, SI Lausanne.

 


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