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Jaquier (1642 Sorens) 15 m2 ECS&appoint chauffage, support contre façade, poêle hydro, distribution chauffage évoluée, ventilation low-tech Sebasol, dans bâtiment Minergie-P



Encore une autoconstruction démente. On ne boude pas notre plaisir et on met un peu plus d'infos.

C'est à présent empaqueté-pesé : du 1.01.14 au 31.12.14 M. Jaquier a brûlé 334 kgs de bois, soit 0.71 (zéro point sept un) stères de foyard dans son bâtiment de 182m2 SRE pour 4 personnes. Ce n'est pas une estimation, ce n'est pas une simulation, c'est la REALITE, l'autoconstructeur ayant fait l'effort de peser son bois tout le long de cette année. Cela fait moins de 0.2 (zéro point deux) stères par personne, soit moins que l'exploitation ACTUELLE de bois de feu par personne à l'échelle du pays (bientôt un calcul dans la revue de presse, qui sera transféré à la page de la reconquête en temps voulu, pour plier la chose une bonne fois pour toutes). On espère que vous comprenez ce que M. Jaquier, et d'autres autoconstructeurs comme M. Galliker, réalisent avec leur famille, parce que c'est de la dynamite. Et pour être sur que vous comprenez bien, on vous l'explique : ce que M. Jaquier démontre avec sa famille, c'est qu'avec la pousse naturelle du bois Suisse, SANS EXPLOITER D'AVANTAGE, voire peut-être en exploitant moins, il est possible de couvrir les besoins ECS et chauffage de la population Suisse en matière de logement (de logement, pas de jacuzzi ! Les jacuzzi, on s'en tape), pour peu qu'il y ait de réalisé à côté un mix de solaire thermique, d'isolation et d'intelligence comportementale d'usager. Ce que M. Jaquier vient de réaliser avec nous c'est ceci :

IL N'Y A PLUS BESOIN DE STOCKAGE SAISONNIER

Allez, on le répète, pour être sûr que cela rentre bien

IL N'Y A PLUS BESOIN DE STOCKAGE SAISONNIER

C'est cela que réalisent avec nous, maintenant, en 2015, des autoconstructeurs et la société civile, à côté d'Aebischer et de tous les Shadoks de (notre) univers qui veulent nous vendre du binz dont nous n'avons pas besoin. Et dont vous n'avez pas besoin non plus.

Bien sûr, c'est pas à de vieux singes qu'on apprends à faire des grimaces, on sait bien que sortis par la porte les mêmes vont vouloir revenir par la fenêtre. On se prépare déjà à entendre que c'est de l'individuel, que dans le collectif on y arrivera pas. Comme si les mêmes ne nous avaient pas déjà dit que... on y arriverait pas tout court. Que c'est beau les opinions dictées par les intérêts de ceux qui les professent.

A ceux-là dont nous n'avons pas besoin pour résoudre les problèmes dont ils nous disent doctement dans le sens de leurs intérêts que nous n'y arriverons pas, à ceux-là dont nous n'aurons PAS D'AVANTAGE BESOIN une fois que nous les aurons résolus, nous faisons remarquer un fait simple : une maison individuelle est une souris. Le rapport surface de parois/surface de plancher est élevé, ça perd beaucoup à la surface de plancher. En comparaison, un immeuble, c'est un éléphant : le rapport surface de paroi/surface de plancher est meilleur. Donc ça perd moins de chaleur à la surface de plancher. Et ça, c'est une mauvaise nouvelle pour ceux-là. Parce que cela veut dire que les besoins en chaleur seront plus faibles à la personne dans un locatif, et donc plus aisés à couvrir. Ce qu'il reste à plier, c'est passionnant mais pas insurmontable, c'est trouver les comportements d'usagers, les stratégies concrètes de décroissance, les incitatifs et les motivations sociales, ludiques, économiques et (d'ici) aimable humaine ostentation qui vont mener les locataires en famille ou non aux stratégies aptes à exploiter aussi bien la chaleur solaire flux et la ressource stock que l'on fait les Jaquier. Et ceci pour le plus grand bien de leur santé, de leur liberté, de la planète et de leur autonomie. A ce moment on pense que ceux-là vont nous dire que ce n'est pas possible en vertu d'une connaissance infuse de la nature humaine, au lieu de dire que c'est pas de leur intérêt que cela le soit. Mais comme on connait le Grand Secret - tenter, comprendre, échouer, recommencer, comprendre, et SURTOUT PAS ECOUTER leurs brille-babils intéressés - on va bien finir par réussir. Comme ici on a réussi.

Attention, avertissement nécessaire. Pour sur que les mêmes, une fois qu'on les aura pliés, vireront leur cuti pour l'autre extrême, toujours dans le sens de leurs intérêts bien compris reconfigurés (tout changer pour que rien ne change). Ils voudront faire croire que bon sang mais c'est bien sûr : il faut faire enfler l'éléphant dans des proportions cosmiques et ainsi tous nos problèmes seront résolus. Vous avez intérêt à ne pas écouter ces fous. Il y a d'autres contraintes physiques dans l'univers que la maximisation du rapport volume/surface. Elles dénient à l'éléphant le gigantisme : vous voyez bien qu'il n'est pas gigantesque, l'éléphant, mais qu'il a la bonne mesure, celle d'un éléphant justement. Donc nous écrivons ici que nous n'avons pas dit qu'y akakauraika faire des termitières pour y loger les humains et ainsi 'résoudre le problème'. Nous prions aussi de remarquer que nous n'avons pas non plus dit que l'on 'résoudrait le problème' en distribuant à tout le monde des bâtiments individuels disséminés dans la nature comme celui de M. Jaquier, qu'il y aura ainsi plus pour personne, pour y vivre dans 2x plus de m2 chauffés par personne que dans les années 70, et 10x plus de réseaux, qui ne pèsent pas rien pas plus qu'un natel 'dématérialisé' ne pèse rien. Nous ne disons rien de tout cela. Nous disons que dans le domaine des besoins de chaleur domestiques, nous avons pu le plus grâce à des gens comme la famille Jaquier, qui ainsi rachètent un peu par leur recherche la destruction de terre cultivable qu'ils génèrent. Et donc qu'il faut pas nous bassiner qu'on ne pourra pas le moins. Merci d'avoir bien lu l'avertissement.

Revenons donc au moins qu'on pourrait faire vu qu'on a déjà fait le plus. Une fois qu'il aura été fait, qu'est-ce qu'il restera à faire dans ce domaine ? Et bien rien, plus rien. Et alors, misère de misère, qu'est-ce que ça va devenir, toutes ces machines de shadoks dont nous n'avons pas besoin, ce domo-monitor-flic-service tout à l'électricité avant-pendant-après-vente qui veut se glisser jusque dans notre lit (pour qu'on puisse travailler plus pour le payer), cette activité forcenée à dégrader des produits vendus pour pouvoir en revendre, ces stratégies à l'abonnement pour avoir son bon petit marché captif, ces craintes de nos dirigeants quant à la perte du contrôle social sur les esclaves qui n'auraient plus trop besoin d'eux, ces discours de grands prêtres désormais sans public ? Et bien : rien. Ca va devenir rien. Et ce rien - si on évite l'effet rebond - ne va rien faire d'irréparable sur l'empreinte écologique. Enfin. Ce rien va - si on évite l'effet rebond - c'est sûr nous la changer la vie. A peu près autant qu'une rage de dents qu'on aurait plus.

Revenons au cas de M. Jaquier. Cela met le taux de couverture solaire des besoin à 80% (en fait possiblement plus de 80%, mais on attends encore quelques mesures de charges internes pour empaqueter-peser le chiffre définitif). Et combien ça coûte ? Tout ça, vous dites-vous, ça doit être au coût NASA, sinon pourquoi est-ce qu'on paierait Aebischer et tous nos génies de l'industrie qui savent si bien, avec les publicitaires, ce qui est bon pour nous ? Et bien, venons-y, alors.

M. Jaquier a aussi fait le poêle hydro, la régulation du chauffage, et la ventilation double-flux à récupération de chaleur en autoconstruction. Le bâtiment a obtenu le label Minergie-P FR-081-P. Ceci avec une ventil low-tech sebasolienne, preuve qu'un systèmes high-tech n'est pas 'indispensable' pour atteindre Minergie-P, au contraire de ce que nous martèlent les Shadoks.

Parenthèse. Comme les pharaons jadis, les Shadoks aiment les GPI (Grands Projets Inutiles). Ca occupe le peuple à faire quelque chose d'inutile pour avoir le droit de vivre plutôt que faire quelque chose d'utile - ce qui peut parfois vouloir dire : rien faire - pour avoir le droit de vivre. Ca permet de lui faire miroiter des Grands Soirs et autres Lendemains Qui Chantent. Ca permet de sortir des notions qui n'ont aucune validité scientifique (la Reprise, la Surchauffe, la Crise, Ecopop) mais qui enfument le temps de cerveau disponible. Ca leur fait du prestige (ils 'laissent leur marque sur le monde' qu'ils disent). Et ça leur fait du gras. En cas d'opposition des non-Shadoks, les Shadoks passent aux GPII (Grands Projets Inutiles et Imposés). Pour notre bien ils disent comme jadis le disait le Petit Père. Chez les Shadoks rien ne fonctionne sauf sous perfusion massive du contribuable, mais cette perfusion permet faire vivre quelques claques, que l'on appelle de nos jours journalistes-à-gages, qui vont alors comme leur métier le veut des 'ooooooohhhhh' et des 'aaaaaahhhhhh'. Et le contribuable dont les oreilles n'entendent plus que le bruit que font les claques se dit que c'est bien et que s'il n'entend rien d'autre, c'est donc qu'il ne doit rien y avoir d'autre. Chez les Shadoks rien ne fonctionne bien, et encore faut pomper. Chez les Shadoks, c'est im-pos-si-ble ou ab-so-lu-ment-im-pro-ba-ble que quoi que ce soit tourne mal, et donc encore moins un GPI. Et quand ça tourne mal, on laisse passer l'orage et quelques mois plus tard on redit la même chose, un peu comme un toon regonfle après s'être fait aplatir et repart aussi délirant qu'avant. Et tout ça en attendant la fois suivante où on fera et redira la même chose. Chez les Toons-Shadoks la Foi dans le Progrès par les GPI est supérieures à celle du charbonnier. Mais au contraire du charbonnier on peut le comprendre au vu des avantages que cette foi leur apporte. Ou plutôt, sémantique plus juste, leur rapporte. Chez les Shadoks-Toons, les oeuvres se dégradent d'autant plus vite qu'elle devaient être éternelles, et cela en accord avec le second principe de la thermodynamique, mais de cela ils en tirent la conclusion que leur Foi n'est pas assez forte, et que donc il faut pomper plus fort et regonfler plus vite après chaque écrabouillée et donc faire d'autres GPI. Fin de la parenthèse.

On ne dira pas les prix finaux pour éviter d'avoir, soit des gens qui ne comprennent rien ou ne veulent rien comprendre au mot autoconstruction, soit des nervis qui se cherchent un créneau commercial alors que tout est calculé pour que cela leur soit impossible , soit des suicides de représentants. A la place on va jouer au jeu de 'ça a coûté moins que'. Donc

l'installation solaire : moins que 14'000.- Et on rappelle qu'il s'agit d'une installation de 15m2 nets avec un accumulateur de 1580L de qualité Suisse increvable, en stratification deux niveaux avec priorité ECS, réalisée avec une énorme proportion de relocalisation (caractère aussi valable pour la suite), et pas d'un kit de nain avec 9m2 bruts qui finissent à 7.8m2 nets et un accu de 800L avec juste un échangeur en fond de cuve, pas de comptage de chaleur, des lignes isolées en 13mm et on en passe. On rappelle aussi qu'il y a là-dedans tous les travaux omis ou externalisés par une offre pour que l'offre elle ait l'air moins chère. Si vous voulez mourir moins ignorants sur ce point, il y aura bientôt un cours public sur la question. Vous pouvez déjà vous faire les dents avec un cahier des charges standard www.sebasol.ch/public/cahier.pdf. Rappel : un cahier des charges permet de comparer des offres si on s'en sert pour exiger des offre à même cahier des charges. C'est évident, mais la structuration logique des esprits en ce début de 21ème siècle c'est plus de la logique, mais de la sauce blanche, alors c'est pas inutile de rappeler qu'il y a 'charges' dans 'cahier des charges' et ce que ça veut dire.

la ventil : moins de 3'500.- Oui, ça fait mal, on sait.

la régulation de chauffage : moins de 2'500.- et avec ce qu'il faut pour caler le débit pour obtenir le meilleur COP de distribution. De fait, la consommation est de 10W et le COP de distribution, pour une demande de chauffage très faible estimée à 3 kW est encore malgré tout de 300. En outre, il ne s'agit pas d'une distribution lambda, mais d'une 4 voies progressive qui pique la chaleur solaire en priorité sur la chaleur bois, optimisée en hydraulique avec de grosses pièces et de gros tuyaux bien passéistes mais ô combien conformes aux lois de la physique et qui dureront bonbon, au grand désespoir des vendeurs de binz (ce que c'est beau à voir, le désespoir d'un vendeur de binz). A cela ajoutez une sonde extérieure et une sonde d'ambiance (indispensable dans du bâtiment à très faible consommation vu l'influence des charges internes et du comportemental). S'il n'avait tenu qu'à nous, selon notre expérience de ces bâtiments, on aurait fait plus simple et encore moins cher pour le même résultat. Mais il fallait ça pour Minergie-P. Les normes SIA et les programmes de thermique n'arrivant pas à simuler les stratégies HOPF (humaines à optimisation par flemme), une de nos grandes spécialités à 0.- d'investissement pour des résultats d'enfer (et que donc les Shadoks détestent, voire n'arrivent même pas à comprendre). Bref, si vous voulez être mieux que Minergie-P sans viser le label, vous savez à qui vous adresser.

le poêle hydraulique : moins de 8'000.- pour 10 kW, 70% dans l'eau et plus de 80% de rendement, et avec ce qu'il faut pour caler le débit pour obtenir le meilleur COP de charge. TOUT le poêle, soit aussi les lignes, l'isolation, le groupe, la régulation, l'admission d'air, la cheminée (vous en apprenez des choses, n'est-ce pas ?) et non pas simplement le poêle devant chez vous et débrouilles-toi déjà avec les 250 kgs qu'il fait. De fait, la consommation est de 10W aussi et le COP à pleine charge est de 700 (c'est déjà quoi le COP d'une pompe-à-chaleur ? Quoi ? Combien vous avez dit ? Quatre ?). Autre calcul intéressant : comme le taux de couverture solaire est de 80%, cela implique que 80% du bois n'est pas brûlé,et donc que le système global est équivalent à un filtre à particules qui épargne 80% des particules (et probablement plus car il le fait dans les saisons ou le poêle fonctionnerait le moins bien). Sauf que ce filtre à particule-là ne coûte rien, et on est certain qu'il fonctionne. Et sans perfusion étatique. Et c'est étrange, mais c'est à ce genre de système que l'état, de plus en plus, cherche des poux dans la tête. M. Jaquier, de par la loi fribourgeoise (ce serait aussi le cas sur VD, la commune faisant peu d'habitants), n'est pas tenu de mettre un filtre à particules. Mais s'il en mettait un avec 70% de retenue (selon les dires du fabricant), cela nous mettrait à 94% de particules en moins. Mais nul doute que l'on encore chercher des poux dans la tête au petit poêle, ce pelé, ce galeux d'où vient tout le mal. PS : nous ne mettons pas de majuscule a l'état non pas par irrespect, mais parce que 'tout nom commun qui porte majuscule, finit soit dans le ridicule, soit dans le sang' (Bernard Shaw ? Mark Twain ?)

Tout ces prix sont évidemment TTC et non pas HT. Ils sont après décompte final de toutes les factures. Ce sont des OBSERVABLES mesurées, pas des fantasmes, des déclarations d'ami-installateur avant la facture finale (il n'y a pas d'amis dans le bâtiment), des délires de Shadoks qui veulent vendre leur soupe, ou des annonces mythomanes de dépliants commerciaux. Et aussi quand on dit que cela a coûté moins cher cela veut dire : moins cher. On vous dit juste pas de combien. Non, on vous dira pas. Non.

Ce que ces prix veulent dire, c'est que quand la Grèce sera ici, ceux qui veulent se débrouiller et aider les autres pourront encore le faire et de manière utile et en accord avec le second principe de la thermodynamique plutôt que d'implorer Zeus qu'il arrive ou Appolon qu'il revient ou aller taper des gens à coup de barres de fer.

A présent, un petit coup sur le nez de Minergie-A et de sa mythologie d'Ulysse l'électron vert qui après un long voyage dans le réseau revient se jeter dans le système de chauffage : ce système-là, en plus d'être Minergie-P, il est VRAIMENT équivalent à Minergie-A, au contraire de nombreuses versions électriques du label. Car l'énergie solaire dans le bois, elle est VRAIMENT là, VRAIMENT stockée, la configuration ECS & Chauffage est vraiment autonome. On nous dira : non-non, parce que l'énergie qui va dans les circulateurs, elle vient du réseau nananère, alors non-non. Outre le fait que ceux qui nous opposeront cet argument sont ceux-là même qui font sans vergogne des escroqueries scientifiques à la notion de moyenne avec Ulysse l'électron vert (et là on parle de kW ou de MW, pas de quelques W), nous répondrons : c'est vrai, d'accord. Mais ils devraient peut-être ne pas trop crier au ciel, parce qu'on va s'y attaquer. Et avec 10W pour en produire 7000 au lieu de 1500 pour en produire - allez soyons gentils - 6000 sans compter les auxiliaires, n'importe quel béotien est capable de se dire que ça va pas être difficile d'overkiller.

Le problème n'est donc pas de le faire. On va le faire. Le problème sera celui qu'Ivan Illich avait vu arriver enfant dans son village de Sutivan en 1922 : c'est celui du haut-parleur, qui permet à la voix délirante des Shadoks de couvrir la voix de l'homme. Comment les neutraliser ? Comment faire pour les empêcher de transformer tout l'or que l'on peut faire en merde ? Le voilà, le problème.



Galerie

Le bâtiment de M. Jaquier se caractérise par des capteurs mis en façade. Ce genre de pose est en général plus malaisé, car l'accès est plus compliqué : les échafaudages habituels sont trop près de la façade et gènent la pose des capteurs. Les ancrages peuvent poser problème...
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... ici l'autoconstructeur a résolu la question de l'ancrage et de la pente avec un système simple et élégant, en bois, que l'on va mettre au plus vite dans notre base de données de solutions d'autoconstruction à l'usage de la société civile....
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... il s'agit en fait d'un sandwichage d'éléments-planche. Les deux éléments blancs traversent l'isolation et sont pris sur la paroi intérieure. Sur une structure bois ils sont probablement pris sur un des éléments de poutraison. Sur une maconnerie ils pourraient être fixés avec des cornières. L'élément beige, taillé sur-mesure auparavant, est sandwiché entre les deux premiers. On peut voir qu'à la fois il assure la pente désirée de 60° pour l'installation solaire et la fonction de support au plan de capteurs par la même occasion. Cela crée un pont thermique sur la paroi, mais il est peu conséquent vu qu'il s'agit de bois. Il est aussi plus facile à entourer avec l'isolation par la suite. On ne va pas en dire plus, il y a des pièges qui, s'ils ne sont pas évités, vont faire se planter les pilleurs. Et comme les pilleurs n'ont pas le temps pour réfléchir (en ce 21ème siècle post-moderne, réfléchir pour faire prends trop de temps pour être 'rentable', il faut piller pour fourguer). Les plans détaillés sont réservés à l'autoconstruction.
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Encore un avantage de l'autoconstruction sebasolienne, mais ici tellement archiconnu qu'on a presque honte d'en reparler encore une fois. Une installation solaire nécessite une sonde. Cette sonde doit être à la fois en contact avec l'absorbeur et le tube de récolte. Et elle doit être à la sortie de ce dernier. L'équilibrage hydraulique doit en outre être fait, pour assurer que la température de la sonde est représentative de l'entier du champ solaire, mais on ne va pas parler de ce b-a-ba, que 90% des installateurs dits professionnels ne savent plus guère, comme le montrent nos enquêtes en cas de plaintes. Revenons à la sonde. La plupart des capteurs cheap et soumis à obsolescence du commerce, soit de plus en plus d'entre-eux, n'ont pas de doigts de gants adaptés pour assurer ces deux exigences. Pourquoi ? Mais parce que c'est trop cher, et que de toute façon les gens n'y connaissent rien, en tout cas pas plus qu'un mouton ne sait reconnaitre un abattoir, alors autant les y mener. Et de ce fait le plus souvent la sonde est mise à l'extérieur, à l'air, ce qui fait que non seulement l'installation solaire fonctionne mal, ce que tout autoconstructeurs sait, mais en outre il peut y avoir des conséquences rigolotes comme le montre l'image suivante, d'une installation non sebasol que nous avons inspectée suite à une plainte 'il me semble que mon installation ne fonctionne pas'
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... et on comprends pourquoi ! Outre le fait que la sonde dehors occasionnerait des mauvais fonctionnements sources de pertes, elle est ainsi à la merci des bestioles car évidemment, protéger le cadre ça demande de trop penser et c'est trop long. Ici donc la réalité est venue se rappeler au pseudo-professionnel, qui va devoir revenir réparer ça (et d'autres choses) et amèrement on l'espère regretter d'avoir troqué son cerveau pour un dépliant publicitaire. Nous répétons que cette image n'est pas issue de l'installation de M. Jaquier, mais d'une de nos nombreuses enquêtes à la demande de gens qui se disent confusément que quelque chose cloche dans le rêve industriel qu'on leur a vendu (et on vous parle pas des systèmes ce chauffage, des pompes à chaleur etc. ! De plus en plus, on se croirait en Afrique, mais il FAUT que ça soit mal fait, il FAUT que ça pourrisse, si on veut VENDRE PLUS). Fin de la parenthèse.
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.. et revenons à notre sujet. Ici la sonde est placés conformément à la documentation technique, mais l'autoconstructeur s'est ménagé les moyens d'y accéder, ce qui ne serait pas possible pour un capteur boite métallique industriel comme celui de l'image précédente.
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Vue de face
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Autre vue
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Passons à présent à la ferblanterie. Cette ferblanterie impeccable a aussi été réalisée en autoconstructin, en grande partie à partir de tablettes prépliées génériques que nous mettons à disposition. Ici l'autoconstructeur a madifié la tablette de haut pour qu'elle se reprenne à la paroi. Ce qui est facile, la tablette étant en aluminium.

Un petit mot pour le bilan EPnR (Energie Primaire non Renouvelable, cf. le cours de désenfumage et de résistance aux escroqueries scientifiques qui sera à disposition du public au printemps 2015) de l'aluminium. Au kg, l'EPnR de l'alu de première production est 4x plus élevé celui du cuivre de première production, mais le poids volumique de l'alu est 3.29 fois moindre. En outre, le cuivre de ferblanterie est vendu sous forme de feuilles de 0.55 au mieux, de 0.7 souvent, alors qu'ici on a une feuille d'alu de 0.5. L'un dans l'autre donc, le poinds EPnR de la solution alu et cuivre est équivalent au m2 de tôle. Si on considère des métaux de premières production. On pourrait réduire ce poids avec des métaux de recyclage, mais pour l'instant il est impossible d'assurer la part de recyclé dans l'offre des grossistes en métaux. En outre, l'alu est un des métaux les plus anodiques, au contraire du cuivre qui est un des plus cathodiques, et les rails de portage des verres sont en alu. De ce fait, des tôles de ferblanteries en alu sont la meilleure solution, surtout si l'on considère que l'alu 0.5mm est facile à reprendre, comme le montre justement ici cette installation.

Le bilan EPnR de toute l'installation de M. Jaquier, réalisé avec l'outil homologué de Sebasol, aboutit à un facteur EPnR actuel (août 2014) de 0.075. Cela veut dire qu'elle épargne 92.5% de la ressource sur une durée de vie de 25 ans, ie elle permet de la laisser dans le sol. Le temps de retour EPnR de l'installation COMPLETE (ie PAS SEULEMENT le capteur, comme on enfume souvent avec le photovoltaïque) est de 1.3 ans. Cela sera affiné en janvier 2015 une fois une saison entière de chauffage bouclée, avec prise en compte du bois réellement brûlé. Si c'est en-dessous de 1 stère, ce sera encore meilleur.
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Un autre moyen de réduire l'EPnR des éléments métaliques, est de mettre juste la surface nécessaire. On voit cela ici.
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Vue du fond, ou aussi la tablette originelle générique a été un peu modifiée, vu qu'il n'y a que la liste A qui est utilisée. Cette liste est ici en uginox, et l'anodicité de l'alu fait qu'il n'y a pas de problème de corrosion. Les nouvelles listes A et B sont en alu.
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Idem, avec un caisson de finition dessous. Ca c'est du perfectionnisme de bien-facture bien helvétique, car le dessous aurait pu être laissé tel quel : ie on voit les supports. Mais ça en jette un max et à nouveau, il devient proprement impensable d'imaginer ce qui est pourtant la réalité : cela a été réalisé en autoconstruction. C'est tout bénéfice d'image pour les journées portes ouvertes, par exemple à l'occasion des journées du soleil.
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Ici le raccord à la paroi du caisson de finition précédent
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Ici une image de la reprise de la ferblanterie à la paroi en haut.
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Dito
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Détail nocturne
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Détail nocturne
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Ici le bilan EPnR de l'installation. L'image est petite on voit pas bien (on va essayer d'arranger ca). Rappel des résultats : facteur EPnR fossile (pétrole&gaz&charbon) 0.053, facteur EPnR nucléaire 0.022, facteur EPnR global 0.075. Soit des résultats de 70% inférieurs aux chiffres officiels ESU-Ecoinvent. On rappelle que l'outil qui permet de calculer cela est AUSSI officiel, par les MÊMES qui sont à l'origine des chiffres moyens officiels, soit ESU-Ecoinvent. Cet outil n'est pas pour les pilleurs, évidemment.
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