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Carron Michel (1926 Fully) 13.5m2 ECS et chauffage stratifié dans bâtiment Minergie (VS-103),construction à neuf. Août 2002.



Un autre bâtiment Minergie, en Valais cette fois, qui atteint un indice de 20 soit, l'équivalent de 2 litres de mazout par m2 et par an pour le chauffage et l'eau chaude sanitaire, et ceci sans recourir au "truc" qui consiste à installer une pompe à chaleur pour passer la norme. L'installation solaire thermique, intégrée sur un toit à 60° plein sud, couvre 55% des besoins restants. Son coût en autoconstruction type 4 est de 13'250.- pour 13.5m2 en stratification sur boillon combiné 1580 litres avec un chauffe-eau inox interne de 160 litres, un appoint électrique et tout le système de chauffage d'appoint, autoconstruit également. Avec un pierre ollaire massif de 3 tonnes, le concept est à rapprocher de celui de la maison Cretton/Enney. Plus d'information bientôt sur ce bâtiment Minergie. En l'attente, place à quelques images qui montrent qu'en Valais aussi, il y a des gens qui ont quand même compris certaines choses en matière de construction, d'architecture et d'énergétique.


Fiche technique

Les propriétaires
Elle : Institutrice
Lui : Carrossier.

Type de l'installation
Installation solaire ECS et chauffage stratifiée semi-low flow sur 2 niveaux avec appoint ECS électrique dans Maison Minergie,label VS- 103.

Accumulateur
Jenni 1560 litres à deux registres-avec boiler ECS inox interne de 160 litres.
Isolation 12 cm laine de verre. Protection manteau PVC.
Echangeur de chaleur de 2x24 m pour 2.56 m2.
Groupe de sécurité.
Qualité suisse garanti 10 ans.

Régulation/cpt de chaleur
TEM S3-2 avec compteur de chaleur incorporé
Débitmètre à impulsion WEM15 RE1 + doigts de gants et sondes
Vanne trois voies de stratification.

Circulateur
PAW 25-60.

Vase d'expansion
Reflex type N, 50 litres.

Capteurs
K6 Sélectif, test de qualité SPF172, 13.5 m2, semi low-flow
Intégration en toiture, ferblanterie périphérique zinc-titane.

Circuit solaire
Cuivre DN22
Antigel Motorex Glythermin GP42. Proportion 40% pour –23°C
Isolation Coquilles Vétroflex dans terrain

Circuit ECS
Mitigeur thermostatique.

Circuit Chauffage
Radiateurs d’appoint autoconstruits.

Production
Simulée Polysun : ~7’630 kWh/an. Mesurée : mesures en cours.

Coût hors subventions
En valeur brute : ~13’675.-, génie civil, connexion ECS, connexion chauffage, ferblanterie, circuit de chauffage, radiateurs, licence TVA et RPLP compris. En valeur d'usage, après partage de la configuration accumulateur aussi utile au bois et déduction faite de la moins-value d’un accumulateur ECS sur PAC de toute façon nécessaire + de l’économie de pose de façade éternit : ~10’175.-

Coût après subventions
~6’745.- en valeur d'usage.

Coût du kWh utile
Durée de vie 20 ans, simulé : 4.4 centimes.

Si l'on veut comparer ce coût avec le coût du kWh utile produit par une installation à énergie fossile, il importe de prendre en compte le coût du combustible fossile plus celui de l'installation plus celui des charges annuelles (raccordement, entretien, ramonage etc.) et de savoir en outre que, de manière générale, la durée de vie d'un système fossile actuel est de l'ordre de 15 ans, et non 20 ans ou d'avantage pour un système solaire.

Galerie

Un petit briefing entre petits et grands, et on y va
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On y va où ? Mais sur le toit, bien sûr. Ici mise en place des absorbeurs préalablement protégés. Le papier est pratique, car outre sa fonction protectrice, il permet de manipuler les absorbeurs par grand soleil
sans se brûler les mains. Indéniable confort, quand on sait qu'une plaque
sélective, peut monter à 100°C en stagnation! Le papier n'est retiré qu'au dernier moment, une fois les absorbeurs en place et soudés. Ici, le cadre d'intégration a été fabriqué en atelier et monté d'une pièce sur la toiture. Michel Carron a déclaré que s'il avait su d'avance à quel point c'était facile, il aurait également monté et soudé les absorbeurs dans le cadre en atelier et monté le tout... C'est donc une variante avantageuse pour la construction à neuf, où on bénéficie d'une grue sur place de toute façon.
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On monte ensuite les tubes de cuire qui servent aux lignes. Sur la planche la documentation technique du centre régional.
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Vue du champ par-dessus. On peut voir le profil alu et les sorties des absorbeurs.
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Détail. On remarque que la ligne du haut redescend et remonte. C'est pour faciliter l'auto-vidange du champ. Comme on passe sur le faîte pour redescendre de l'autres côté, il y a deux purges, une sur chaque ligne, aller et retour.
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Séance de discussion entre deux autoconstructeurs
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De l'autre côté, redescente des lignes. Le S que l'on peut voir n'est pas pour faire joli, mais pour reprendre la dilatation du tube, fixé de part et d'autre de cette longue distance.
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Travaux un peu plus avancés. Les lignes et les purges sont isolés en coquilles vetroflex de 20mm…
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... qui ont l'avantage de pouvoir passer sous le lattage par la suite. Et 20mm, c'est encore correct en comparaison des 13mm qu'on trouve le plus souvent.
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Champ presque terminé, vitres posées, finitions c'est-à-dire…
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... la pose des gommes.
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Très belle vue du champ fini.
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Lignes en intérieur, isolées ici en 30mm. Il n'y a pas assez de brides. Corrigé depuis.
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Petite spécialité de cette maison, la ventilation contrôlée, réalisées en autoconstruction partielle. Il s'agit d'un des domaines prometteurs sur lequel travaille le centre régional. Des nouvelles bientôt, une fois les coûts définitivement connus. Nous pouvons cependant déjà dire que cela va être un électrochoc dans le domaine.
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Vue de la maison quelques mois plus tard. Voilà qui en jette, non ?
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Comme d'habitude, intégration impeccable
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Détail
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Un habitant des lieux ?
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Un autre habitant des lieux ?
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Le pierre ollaire. 3 tonnes. Vu la couverture solaire, n'est utilisé qu'au plus fort de l'hiver
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Vue du groupe hydraulique. La vanne 3-voies, au centre à droite, pilote la stratification solaire. Celle de gauche, qui donne sur le vide vers le haut, permet de passer de la distribution des radiateurs à la distribution d'une autre série de radiateurs ou de la piscine, à futur. Via la sortie du haut, justement. Sur cette image, les radiateus ne sont pas encore installés
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Un quart de tour à droite. Vue de la configuration hydraulique avec au centre de haut en bas, sortie ECS chaud avec le mitigeur, entrée échangeur haut, entrée ECS froid, entre échangeur solaire bas, et sortie solaire tout en bas (presque hors photo). A droite de haut en bas, départ puis retour vers radiateurs, et départ depuis le fond vers le vase d'expansion de l'accumulateur, fixé horizontalement au mur et assuré avec une spanset. Rien que de très classique. Pour plus d'information et des détails techniques, voir l'installation Reymond, Fadi, Dulex, Cretton.
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Vue générale de l'accumulateur, avec les propriétaires. Nous rappelons que, contrairement aux apparences, l'installation a été réalisée non par un installateur, mais en autoconstruction par Michel Carron et ses connaissances.
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Et à présent les radiateurs. Ceux-ci ont été faits en autoconstruction car il est en effet possible de faire ses radiateurs. Après tout, un radiateur c'est encore plus simplet qu'un absorbeur et cela fait belle lurette que les autoconstructeurs et nos installateurs montent des radiateurs de surchauffe, par exemple. Pour revenir aux radiateurs "domestiques solaires", ceux-ci sont chargés de "vider" l'accumulateur solaire et de fonctionner comme chauffage d'appoint. Le temps mis pour vider la chaleur de l'accumulateur et donc la puissance radiative, a moins d'importance que pour un circuit principal de chauffage. Ce dernier doit en effet être dimensionné pour fournir la puissance thermique dans le pire des cas. Cela permet de réaliser des oeuvres époustouflantes de beauté et d'originalité qui, si on accepte leur côté brut et approximatif ("c'est pas droit", critique souvent à côté de la plaque mais si typique de notre culture), renvoie les "plaques" RAL commerciales dans la catégorie de l'esthétisme stalinien. Et si à cela on ajoute qu'un tel circuit de chauffage est réalisable à un cout imbattable, on comprends le sourire de M. Carron…
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... qui pose devant sa deuxième oeuvre. Notez qu'il est possible de peindre les plaques. Cela augmenterait d'ailleurs leur efficacité, car cela les rendrait non sélectives. Mais la beauté de "l'aspect brut" du cuivre est si attractive que la plupart des autoconstructeurs y renoncent. Ceci d'autant qu'un autre autoconstructeur a découvert que la graisse à traire, non seulement permet au cuivre de garder son aspect brillant d'origine, mais améliore également le rendement de la plaque, ce qui est logique vu qu'elle a la même fonction qu'un vernis ou une peinture. Si à présent on vous dit que cet autoconstructeur habite dans... la Gruyère, on ne peut que déduire que décidément des trucs pareils cela ne s'invente pas (cf. Bâtiment Cretton/Enney) !
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Un petit renne.
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Un petit homme.
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Deux petits bouts gratuits, pour la beauté, pour le fun
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Vanne thermostatique. On peut remarquer que les tubes montent et descendent verticalement, ce qui peut poser des problèmes d'air aux point hauts. C'est exact, mais le problème est facilement résolu par le fait que 1) avec du DN15 le tube est petit et l'air facilement entrainé et 2) il est possible d'isoler le vase d'expansion du boillon chauffage pour augmenter temporairement la pression à par exemple 3 bar et ainsi chasser facilement l'air "écrabouillé" dans les tubes. Ceci grâce au boillon solaire combiné, dont le fonctionnement est garanti à 3 bars et qui est testé à 6 bars.
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