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Thiebaud (1217 Meyrin) 12m2 préchauffage ECS dans locatif,rénovation



Une installation solaire de préchauffage ECS faite en autoconstruction partielle dans un locatif habité par des frères PPE-istes (il ne s'agit pas d'un nouvel ordre séculier, mais de membres d'une même famille qui sont devenus propriétaires en PPE). Les PPE-istes ont réalisés les capteurs et on installé le champ solaire en toiture, et un installateur conventionné Sebasol, s'est chargé du reste.



Galerie

Vue extérieur de ce bâtiment locatif avec attique. On remarque qu'on remarque... à peine qu'il y a des capteurs là-haut. Notez aussi la cheminée métallique brillante à gauche, qui semble faire partie du bâtiment de toute éternité.
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Il faut vraiment y regarder de plus près. Et encore le champ solaire a été mis en bordure extrème pour laisser la place à un éventuel champ supplémentaire de 12m2 pour faire de l'appoint au chauffage dans l'éventualité où les propriétaires PPE-istes passent le bâtiment en Minergie à futur (un peu d'appoint chauffage serait envisageable car c'est un petit immeuble. Des économies d'eau pourraient permettre un transfert d'une partie de la production solaire vers l'appoint chauffage).
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Vue du champ solaire tôt matin ce 14 décembre
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Il y a encore quelques traces de givre.
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Qui quelques minutes plus tard ont disparu
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Vue du dessous. Le système de support est le fruit de longues années d'optimisation de Sebasol entre la faisabilité et le coût. Les autoconstructeurs ont pensé logistique pour leur chantier : comme il fallait de toute façon monter tout cela au sommet du bâtiment (bois, plots, tubes, verres, caissons, dalettes etc.), plutôt que de foncer bille en tête et de tout monter petit à petit, ils ont fait le maximum au sol et ensuite ils ont investi dans un camion-grue professionnel. Ce dernier, muni d'un bras avec une flèche suffisante monté le tout d'un seul coup en haut. En particulier le champ solaire en 4x2 de 12m2 a été assemblé au sol en deux éléments de 2x2 de 6m2 et monté ainsi. ¨

Evidemment le camion, coute cher à l'heure, mais d'un autre côté cela a forcé les autoconstructeurs à penser le paquetage du matériel de manière optimale pour que le montage se fasse en un nombre minimal de mouvement de bras et le minimum de perte de temps. Résultat : malgré une frayeur, le tout a été monté en 2h et en 2 mouvements. C'est exactement le même type de réflexion préalable qui nous permet de faire une installation solaire de 60m2 en 5 jours avec des enfants de 14 ans quand des entreprises dites professionnelles mettent deux mois.
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La ferblanterie zinc-titane a été réalisée par Nicolas Pahud. Ici une spécialité à présent commune...
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... pour protéger la purge.
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Zoom sur un des éléments articulés. Le support du capteur est en bois. Simple, bon marché, vite monté si on a des plans corrects et les idées claires.
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Même simplicité pour le lestage : au lieu d'aller acheter des éléments bétons d'une seule pièce qui coûtent bonbon et qui ne sont de toute façon pas adaptés à toutes les surfaces, géométries, pentes, altitudes, ruguosités du territoire alentour, situations de vent de vent dominant il vaut mieux avoir quelqu'un qui calcule tout cela et vous donne le lest à installer. Et pour l'installer alors quoi de plus simple qu'un nombre suffisant de plots ? Au moins on ne se casse pas le dos.

PS : non, Sebasol n'est pas le bureau d'ingénieur civil gratuit qui va répondre à toute la galaxie qui veut qu'on lui calcule le lest en question. Sebasol aide les autoconstructeurs et les installateurs conventionnés et c'est tout. Pour les autres cas, voyez un bureau d'ingénieur.

A présent, remaque importante : ce champ n'est pas terminé. Il manque les contreventements. Très important les contreventements. On y vient.
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Et là dessous qu'est-ce qu'il y a ?
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La plaquette de fixation du pilier, laquelle est fixée à travers une dalette béton. Et là on peut voir pourquoi les contreventement sont importants. La force du vent sur un champ solaire ne produit pas rien que une force d'arrachage, contrebalancée par le lest, mais aussi des cisaillements latéraux (gauche-droite) et en profondeur (avant-arrière).
Si on examine largeur de l'ancrage de la plaquette de base sur la dalette béton, on voit qu'il est de l'ordre de 10cm dans un sens et 5cm dans l'autre. A présent imaginons une cisaillement de l'ordre de 150 kgs par ml de champ en cas de forte tempête, par exemple dans la direction avant arrière. Il y a 4 couples de piliers pour supporter le champ ce qui veut dire que la force de cisaillement sur les 8.5ml de large du champ est reporté à raison de env. 2ml par couple de pilier, soit donc 300 kgs par couple de piliers, soit donc 150 kgs par pilier. Tout cela dans l'hypothèse que la force de cisaillement est uniformément répartie, ce qui n'est de loin pas certain (angle d'attaque du vent autour du bâtiment etc.). Ces 150 kgs de force au niveau du sommet du champ vont se reporter en bas au niveau de la dalette et générer un moment de cisaillement sur la plaquette de fixation et par là, sur la dalette béton qui est dessous et sur laquelle cette plaquette est fixée. Et quel est la distance entre vis de fixation qui génère le moment donné par les 150 kgs de force à l'autre bout ? Oui : 5cm. Bien.
A présent : quelle est la résistance du béton à la compression. Réponse : très importante.
Et ensuite : quelle est la résistance du béton au cisaillement ? Réponse : faible. Si elle ne l'étais pas on ne pourrait pas briser une dalette béton en la tapant sur le bord, par exemple.
Donc récapitulons : nous avons un moment donné par une force de 150 kgs et une distance de 5cm sur une dalette dans un matériau qui a une faible résistance au cisaillement. Que peut-t-il se passer pour la dalette ? Et une fois que ça s'est passé, que va-t-il se passer pour le champ ? Bien vous avez compris. Du moins, nous espérons sincèrement que vous avez compris.
Ergo, le contreventement est INDISPENSABLE si l'on ne veut pas voir son champ solaire non pas arraché, mais couché. Gare aux fous qui voudraient faire l'économie des contreventements. Ils s'apercevront tôt ou tard que toutes les économies ne sont pas bonnes à faire....
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Petit détail futé : le point de silicone pour empêcher l'eau de siphonner entre le verre et le crochet.
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Arrivée des lignes sur la façade. Cet espèce de tourelle ne rappelle pas quelque chose ?
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Et oui, c'est la gouttière de protection des lignes, la "cheminée" qui semblait faire partie des meubles du bâtiment. C'est selon les autoconstructeurs, une entreprise qui l'a posé "en rappel".
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Arrivée en bas, passage dans une fouille
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Puis dans le saut de loup
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Suite à un copieux percement béton
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Intérieur. Vue sur le chauffe-eau solaire de 1000L en préchauffage sur le chauffe-eau fossile qui est de l'autre côté du mur.
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Siphon anti-thermosiphon sur la distribution ECS, encore plus important dans un locatif que dans de l'individuel, sous peine de voir son ECS contribuer au chauffage par l'intermédiaire des tuyaux de distribution...
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Joli petit siphon anti-thermosiphon sur le vase d'expansion, pour éviter que ce dernier ne cuise l'été.
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Un des PPE-iste nous montre un bien curieux tableau
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Désolé pour le flou, ces appareils numériques ne tiennent pas toujours la route. Mais c'est assez visible pour voir que les PPE-iste ont fait un beau schéma technique de l'installation solaire pour leurs colocataires. Les signaux "danger" ne sont pas là pour dire que c'est aussi dangereux qu'une centrale nucléaire ou que "l'installation solaire va péter".

Non, il s'agit de psychologie élémentaire. Le but est d'assurer que les gens ne tripatouillent pas. L'énergie solaire est une énergie dite "douce" - terme à la mode qui n'a aucun sens mais passons - alors si c'est "doux" on peut être tenté de toucher, n'est-ce pas ? Ne serait-ce pas marrant de voir ce que ca fait si on tourne cette vanne ou on touille la régul ? Ben voyons. Tandis que si c'est écrit "danger" alors on touche pas. Hauts faits de la psychologie dans les locatifs.
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Ici nous nous sommes fait plaisir. Nous avons arrêté la circulation pour voir jusqu'à quelle température le champ solaire pouvait monter. Cette image est la seule qui ne soit pas floue, merci la photo numérique, et on peut voir que les capteurs (TKO) sont à 84 °C. Rappel : nous sommes le 14 décembre. Pas possible ? N'ayez crainte : lorsque nous avons remis la circulation le champ était à 105°C... Attendre plus nous aurait fait prendre le risque d'avoir de la vapeur en haut qui fasse bouchon de manière à ce que la circulation ne puisse plus se faire. En d'autre termes : une surchauffe le 14 décembre. Ah oui, petit détail : la puissance transitionnelle atteinte sur l'échangeur du chauffe-eau dans le laps de temps ou l'eau bouillante redescendue du champ en toiture passait dedans était de 45 kW. 45 kW pour 12m2 de capteurs, c'est amusant. Evidemment, c'est une puissance transitionnelle, le temps que le champ refroidisse que le régime de croisière soit atteint à nouveau, mais c'est amusant quand même. On adore inviter des gens qui ne jurent que par le mazout pour les traumatiser avec ce genre d'expérience.
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De l'autre côté, le chauffe-eau fossile et la chaudière à gaz.
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Un apercu des tuyau de distribution ECS originels, qui ont bien fait suer M. Pahud, l'installateur. Il faut comprendre que cette sombre merde plastoc n'a pas fait 5 ans sur le marché, quand bien même elle fut vendue en son temps comme une merveille de la technologie et une avancée fulgurante dans l'art de la plomberie. En fait d'avancée fulgurante, ce fut une fulgurante bérézina : le truc n'était plus distribué 2 ans plus tard et à présent, 5 ans plus tard, il faut commander les pièces spécialement à l'usine car il n'y en a plus une dans les stocks. Et bien sur il faut des machines spéciales pour les placer et bien sur la diversité de pièces est assez limitée... Et le jour ou l'usine aura fait faillite ou pire, aura fusionné avec une autre ou des Gnomes de St-Gall décréteront que c'est de la perte d'argent que de garder une ligne de production de ces pièces pour faire face aux réparations, et bien les gens en seront pour leurs frais de virer tout ca et de revenir aux bons vieux tuyaux métal.

Dans 1984 de Georges Orwell on creuse des trous pour les reboucher. Ca fait du travail. Le Grand Marché des Gnômes, c'est un peu ça aussi.
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